Alice Dumas, étudiante en Food DesignAlice Dumas, étudiante en Food Design

Alice Dumas, apprentie en cycle master Food Design

Alice Dumas est étudiante en cycle master du Diplôme de design Bac +5, au sein du Food Design Lab de l'école. Elle est également apprentie au sein du groupe international Tefal. Dans cette interview, elle nous raconte son parcours et nous livre son expérience de jeune designer, avec quelques conseils à la clé pour les futurs étudiants.

Qu'est-ce que le food design ?

Le Food Design touche à de nombreux domaines et matériaux. Ce n'est pas un domaine fermé.

Cela concerne aussi bien la consommation des produits alimentaires, que le packaging, les différentes manières de s'alimenter, l'hygiène... Cela concerne toute l'expérience globale autour de l'alimentation. L'éco-conception en fait aussi partie, comme dans tous les cycles master. Nous devons par exemple réfléchir à la provenance d'un produit, sa saisonnalité, sa production, si celle-ci peut être efficiente tout en respectant les normes écologiques... Il y a également des questionnements autour de la consommation de viande. Ce sont des questions importantes.

Interview d'Alice Dumas, étudiante en cycle master Food Design

« Dans le cycle master, on ne se cantonne pas à son domaine de prédilection. »

Qu'apprécies-tu dans le cycle master ?

Le cycle master est ouvert sur de nombreuses possibilités de travail en entreprise, c'est une formation tellement large qu'on ne se sent pas figés dans un métier. Personnellement, je ne me sens pas coincée en me disant que toute ma vie je ferai du food design. C'est une démarche adaptable à plein de domaines différents.

En cycle master à l'école, nous avons de gros projets sur deux ou trois semaines, avec des rendus de phase. Ce ne sont que des projets de groupe, ce que j'apprécie car il y a des échanges entre les différents corps de métier. Nous sommes tous issus de domaines différents (design graphique, produit, numérique, d'espace...). Nous avons aussi des projets personnels, avec le mémoire et le projet de fin d'études. Mais là encore, on reste toujours dans l'échange. Moi par exemple je suis designer produit mais si j'ai des questions qui touchent au graphisme ou au design d'espace, je vais questionner les gens de ma classe ou les professeurs.

Dans le cycle master, on ne se cantonne pas à son domaine de prédilection. Nous sommes vraiment répartis par thématique de travail. Les projets sont ainsi abordés de manière globale et sont traités de A à Z.

food design lab kitchen

Qu'apprécies-tu à l'école ?

Ce qui m'importe énormément, c'est l'infrastructure et les ateliers parce que je suis quelqu'un de très manuel. La chance que l'on a ici c'est que nous avons énormément d'ateliers différents : sérigraphie, impression 3D, textile, bois, métal. L'équipe pédagogique autour des ateliers est très présente et répond à plein de questions.

J'apprécie aussi les intervenants autour des projets, on peut rencontrer des artistes ou d'autres typologies de métiers, ce qui est très enrichissant parce que nous pouvons discuter avec des gens venus d'horizons différents.

« Parler avec différentes typologies de personnes est selon moi le plus gros défi en entreprise. »

L'apprentissage et le cycle master

Je suis actuellement en alternance au sein du groupe Tefal pour les deux années du cycle master. C'est un gros groupe international et nous avons un vrai besoin d'échange avec les différents services. Je travaille en tant que designer dans un service intégré de design, avec une équipe dédiée. Je peux discuter avec le marketing, le développement, l'innovation. J'ai eu l'occasion de travailler sur des produits qui vont être conçus à grande échelle donc il y a une vraie responsabilisation de l'alternant. Il faut être efficace, il faut que le produit fonctionne, donc il y a beaucoup de tests. On reprend aussi tout ce qu'on apprend à l'école avec les phases de tests utilisateur pour que le produit soit le plus pertinent possible à sa sortie. Parler avec différentes typologies de personnes est selon moi le plus gros défi en entreprise.

Ce que j'apprécie également avec le cycle master, c'est qu'il nous ouvre des portes aussi bien sur des gros groupes comme c'est mon cas, mais aussi à des organisations à taille plus humaine, qui ont d'autres manières de pratiquer le design. Nous pouvons par exemple travailler aussi en studio ou en agence.

Scénario prospectif tourné vers 2030 : les étudiants du Food Design Lab ont expérimenté le design fictionScénario prospectif tourné vers 2030 : les étudiants du Food Design Lab ont expérimenté le design fiction

Un conseil pour les futurs étudiants ?

Il faut être très curieux et ne pas faut pas se cantonner à un domaine. En tant que designer produit, j'essaie de ne pas rester tout le temps fixée sur du design d'objet parce que je pense qu'un produit est plus riche s’il y a aussi un peu de cinéma, de photographie, de design graphique... Je dirais qu'il ne faut pas se fermer de porte.

Je dirais aussi qu'il faut être capable d'adapter son discours car le designer connaît par cœur son produit mais ce n'est pas lui qui va l'acheter, ni le vendre. D'autres personnes vont intervenir à ce moment-là. Donc il faut savoir communiquer correctement sur son produit afin qu'il soit correctement compris par les gens qui vont prendre le relais. Je pense que c'est une vraie compétence de savoir communiquer et s'adapter aux gens que l'on a en face de nous.

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Ecrit le 22.05.24

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